Une IRM avec ordonnance, à quel prix revient l’examen ?

Les examens d’imagerie coûtent souvent plus cher qu’on ne l’imagine, et le devis n’est pas toujours lisible au premier coup d’œil. Pour une IRM avec ordonnance, l’hésitation vient surtout de là : entre forfait technique, honoraires du radiologue, remboursement de l’Assurance maladie et part éventuelle de la mutuelle, le prix final semble bouger selon les cas. Reste à savoir ce que vous payez vraiment, ce qui est remboursé d’office et dans quelles situations le reste à charge grimpe.

Ce qu’il faut retenir :

  • Avec une ordonnance, l’Assurance maladie rembourse en principe 70 % du tarif de base de l’acte, soit 48,30 € sur une base de 69 € pour de nombreuses IRM courantes, tandis que le forfait technique est pris en charge à 100 %.
  • Pour une IRM courante sans dépassement d’honoraires, le reste à charge sur l’acte médical est souvent d’environ 20,70 €, auquel peut s’ajouter la participation de 2 € retenue par l’Assurance maladie.
  • Le prix total affiché par un centre dépend du type d’examen et du secteur du radiologue : on voit des tarifs d’environ 83 à 270 € en secteur 1, et souvent 300 à 500 € en secteur 2 avec dépassements.
  • Une mutuelle peut rembourser le ticket modérateur et, selon le contrat, une partie ou la totalité des dépassements d’honoraires ; sans cela, le reste à charge peut monter vite.
  • En cas d’ALD en lien avec l’examen ou de Complémentaire santé solidaire, la prise en charge peut être plus favorable, mais cela dépend du cadre exact du soin.

Quel prix pour une IRM avec ordonnance ?

Une IRM prescrite n’a pas un tarif unique. Ce que vous réglez dépend de deux blocs distincts : les honoraires du radiologue et le forfait technique, c’est-à-dire le coût d’utilisation de la machine.

Pour les actes les plus courants, les honoraires en secteur 1 sont souvent de 69 € pour une IRM cérébrale, thoracique, abdominale, pelvienne, cardiaque ou du sein, et de 55 € pour une IRM d’un membre supérieur ou inférieur. À cela s’ajoute le forfait technique, qui varie selon l’appareil et le lieu d’exercice. Des ordres de grandeur relevés tournent autour de 28,04 € à 203,83 € pour ce forfait. C’est ce qui explique qu’un tarif global annoncé par un centre puisse aller d’environ 83 € à 270 € en secteur 1.

Chez un radiologue de secteur 2, il faut ajouter de possibles dépassements d’honoraires. Dans ce cas, le prix demandé peut atteindre 300 à 500 €. C’est là que la facture change vraiment, bien plus que sur le seul acte remboursé par l’Assurance maladie.

Élément Situation Montant
Honoraires acte IRM IRM courante en secteur 1 69 €
Honoraires acte IRM IRM d’un membre en secteur 1 55 €
Forfait technique Selon appareil et localisation 28,04 € à 203,83 €
Prix global observé Cabinet secteur 1 83 € à 270 €
Prix global observé Secteur 2 avec dépassements 300 € à 500 €

Pourquoi parle-t-on de 48,30 € remboursés ?

Le chiffre de 48,30 € correspond au remboursement de l’acte médical quand la base de remboursement est de 69 €. L’Assurance maladie prend alors en charge 70 % de cette base, dans le respect du parcours de soins.

Le calcul est simple : 69 € × 70 % = 48,30 €. Il reste donc 20,70 € sur l’acte lui-même si le radiologue ne pratique pas de dépassement. Ce montant revient souvent parce qu’il correspond à de nombreuses IRM courantes prescrites avec ordonnance. Il ne faut pas le confondre avec le coût total de l’examen, puisque le forfait technique existe aussi, même s’il est, lui, pris en charge à part.

Après remboursement, il peut rester la participation de 2 € retenue par la caisse. Ce détail compte : beaucoup de patients s’attendent à un reste à charge strictement limité au ticket modérateur, alors qu’une petite somme peut encore apparaître.

Le forfait technique est-il vraiment remboursé à 100 % ?

Oui, c’est le point le plus stable du dossier. Le forfait technique, qui couvre le fonctionnement et l’amortissement de l’appareil d’IRM, est pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie, en secteur 1 comme en secteur 2.

Concrètement, cette part est généralement versée directement au centre d’imagerie. Vous ne la voyez pas toujours comme un remboursement sur votre compte, parce qu’elle n’est pas forcément avancée par le patient de la même façon que les honoraires médicaux. C’est aussi pour cela qu’une IRM peut sembler « mieux remboursée » qu’on ne le croit, tout en laissant malgré tout un reste à charge sur les honoraires ou sur les dépassements.

Le point qui brouille la lecture, c’est que ce forfait varie selon l’ancienneté de l’appareil, sa puissance et la localisation du centre. Deux IRM assez proches peuvent donc afficher des montants totaux différents sans que la règle de remboursement change.

Quand le reste à charge augmente-t-il vraiment ?

Le reste à charge grimpe surtout dans trois situations : dépassements d’honoraires, parcours de soins non respecté, ou contrat de mutuelle peu couvrant. Dans la pratique, c’est le secteur du radiologue qui fait le plus varier la note.

En secteur 1, les tarifs conventionnés limitent la dépense. En secteur 2, les honoraires sont libres, même si les praticiens adhérents à l’OPTAM s’engagent à les modérer. Si le radiologue facture au-delà de la base remboursable, l’Assurance maladie ne couvre pas ce surplus. Sans bonne complémentaire, vous payez la différence.

L’autre cas sensible, c’est l’examen réalisé hors parcours de soins. Des sources privées rappellent alors un remboursement abaissé à 30 % de la base au lieu de 70 %. Cela change nettement la somme remboursée sur l’acte. Pour une situation personnelle, mieux vaut vérifier avant le rendez-vous avec sa caisse ou sa mutuelle, car un détail administratif peut modifier le remboursement réel.

La mutuelle rembourse-t-elle le reste ?

La mutuelle peut compléter ce que l’Assurance maladie ne paie pas. Au minimum, elle prend souvent en charge le ticket modérateur, c’est-à-dire la part restant sur la base remboursable. Selon le contrat, elle peut aussi couvrir une partie des dépassements d’honoraires.

Pour une IRM sans dépassement en secteur 1, une garantie à 100 % de la base suffit souvent à absorber le reste classique sur l’acte. En revanche, dès qu’il y a des honoraires libres, tout dépend du niveau du contrat. C’est là que les formules exprimées à 150 %, 200 % ou 300 % de la base changent les choses.

Si vous avez une affection de longue durée en lien avec l’examen, ou la Complémentaire santé solidaire, la prise en charge peut être meilleure. Mais il faut rattacher cela à votre situation exacte, au motif médical et au professionnel consulté. Sur ce point, un médecin ou votre organisme d’assurance maladie pourra préciser ce qui s’applique à vous.

Ce que vous devez vérifier avant le rendez-vous d’IRM

Avant de prendre rendez-vous, demandez au centre d’imagerie s’il est en secteur 1 ou secteur 2, et s’il pratique des dépassements. C’est la question la plus utile pour éviter la surprise. Vous pouvez aussi demander si le tiers payant est pratiqué sur la part obligatoire ou sur l’ensemble.

Le jour de l’examen, Ameli recommande d’apporter la carte Vitale, la carte de mutuelle, l’ordonnance, vos traitements en cours et les examens précédents. Une IRM dure en général 15 à 30 minutes. Le compte-rendu peut être donné tout de suite ou transmis ensuite au médecin prescripteur.

Et si un produit de contraste est prévu, signalez toute réaction antérieure, une maladie rénale, une grossesse possible ou un allaitement. Ce sont des informations médicales utiles pour la sécurité de l’examen. Elles n’ont pas pour but de vous inquiéter, mais d’adapter la prise en charge si besoin.

Grossesse, métal, claustrophobie, produit injecté

Une IRM n’utilise pas de rayons X, mais elle n’est pas pour autant un examen anodin sur le plan pratique. Ameli précise que certains dispositifs métalliques ou électroniques internes peuvent contre-indiquer l’examen, comme certains pacemakers, défibrillateurs, implants pour la surdité ou anciens clips chirurgicaux cérébraux. Il faut aussi signaler un éclat métallique dans l’œil, un patch, une prothèse ou un neurostimulateur.

La grossesse doit également être mentionnée. Par précaution, on évite en principe l’examen pendant les 3 premiers mois si l’on peut le différer. En cas de claustrophobie, des aménagements sont possibles. Et lorsqu’un produit de contraste est prévu, des réactions bénignes peuvent survenir, comme une sensation de chaleur ou des nausées brèves, mais certaines situations demandent davantage de prudence, surtout en cas d’antécédent allergique, d’asthme, de maladie cardiaque, pulmonaire ou rénale.

Ces repères donnent une information générale. Ils ne remplacent pas un avis médical, surtout si vous avez des symptômes, un doute sur une grossesse, un implant, un traitement en cours ou une situation particulière. Le bon réflexe reste d’en parler au médecin prescripteur et au centre d’imagerie avant l’examen. Aucun article ne peut trancher à votre place.

Questions fréquentes

Est-ce qu’une IRM est remboursée à 100 % ?

Pas dans tous les cas. Le forfait technique est pris en charge à 100 %, mais l’acte médical l’est le plus souvent à 70 % de la base, soit 48,30 € sur 69 €. Une prise en charge à 100 % peut exister dans certains cadres, comme une ALD en lien avec l’examen.

Est-ce que l’IRM est remboursée par la mutuelle ?

Oui, si votre contrat le prévoit. La mutuelle rembourse souvent le ticket modérateur et peut aussi couvrir tout ou partie des dépassements d’honoraires. Le niveau exact dépend de la formule souscrite.

Quel est le plus cher, IRM ou scanner ?

L’IRM fait partie des examens d’imagerie les plus coûteux. Les montants relevés pour une IRM vont d’environ 83 € à 270 € en secteur 1, et peuvent atteindre 300 € à 500 € en secteur 2. Le scanner est généralement moins cher, même si son tarif varie aussi selon l’acte demandé.

Peut-on passer une IRM sans dépassement d’honoraires ?

Oui. Il faut vous orienter vers un radiologue conventionné en secteur 1, ou parfois vers un praticien de secteur 2 adhérent à l’OPTAM avec dépassements plus encadrés. Le centre d’imagerie peut vous le confirmer avant la prise de rendez-vous.

Combien de temps dure une IRM ?

Une IRM dure en général entre 15 et 30 minutes. Il faut parfois prévoir un peu plus large sur place pour l’accueil, le questionnaire médical et une éventuelle injection de produit de contraste.

Faut-il être à jeun pour une IRM ?

Le plus souvent, non. Ameli indique qu’il n’est généralement pas nécessaire d’être à jeun, sauf consigne particulière donnée par le centre. Si l’examen exige un jeûne, cela vous sera précisé avant le rendez-vous.

Une ordonnance pour IRM a-t-elle une date limite ?

Il n’y a pas de durée de validité fixe indiquée pour ce type de prescription. En pratique, un examen trop tardif peut poser question si sa justification médicale n’est plus la même. Si l’ordonnance est ancienne, le centre ou le radiologue peut demander une prescription plus récente.

Sources

Sources consultées le 15 octobre 2026.

Informations vérifiées à cette date ; des évolutions ultérieures sont possibles. Vérifiez auprès de la source officielle.

  1. www.ameli.fr/assure/sante/examen/imagerie-medicale/deroulement-irm
  2. Remboursement et prix d’une IRM, avec ordonnance ou sans, www.mutuelle-conseil.com/remboursement/imagerie-medicale/irm/